Voici un pastiche surréaliste que j'ai rédigé pour mon cours de français. C'est d'après L'Union Libre d'André Breton, un poème qui me pue au nez comme l'haleine d'un mangeur de sable à deux pouces de mes narines.
Note: J'ai ajouté
un lien vers le texte d'André Breton... On y entend Breton qui lit son poème avec des intonations que ma professeure dénaturée n'avait pas. Manque de jujoterie de sa part: j'aurais inséré à son cours l'extrait sonore, une interaction multimédia qui aurait peut-être empêché mon sommeillement cervical.
Bref, voici.
La laideur maternelle
Par Marc-André Poisson
Ta mère aux pieds de chats des eaux sombres
Aux genoux de chardons sous la moissonneuse batteuse
Ta mère aux cuisses des chiens du chenil de l’horreur
Ta mère aux fluides de beurre à l’ail
Ta mère au nombril de soupe dans la citrouille
Aux fesses de mayonnaise de canicule
Ta mère au sexe de macchabée du printemps
Aux hanches de poire à lavement
Ta mère aux hanches d’éclipse du soleil des Andes
Ta mère au ventre de pain beurré dans un verre d’urine
Ta mère aux varices de carte routière
Et de serpents du désert
Ta mère à la gorge d’autoroute à quatre voies
Aux seins d’œuf sur le bord du comptoir
Ta mère au dos de peau de vache
Ta mère aux bras de marée contre la falaise
Ta mère aux mains de lépreux en transe
Ta mère au visage d’épluchage de maïs
Et de quincaillerie marine
Ta mère aux dents de feux de circulation
Aux dents de barrages de bois du rongeur
Et de jeu de dominos sur la plage
Ta mère aux yeux de choux-fleurs
Aux cheveux de pâtes au pesto
Ta mère à la chevelure d’omelette de gratin d’asperges